Les futurs enjeux ?

 

 

Introduction

 

L'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) est une organisation intergouvernementale crée le 14 septembre 1960 lors de la conférence de Bagdad principalement à l'initiative de l'Iran et du Venezuela. Cet ordre compte de nos jours une dizaine de membres et son siège se situe Vienne en Autriche. Le principal objectif de l'OPEP est de maintenir des prix sur des barils de pétrole permettant une amélioration des conditions de vie des pays membres. Malgré la nationalisation des entreprises productrices de pétrole des états membres de l'organisation cet objectif fut atteint pendant une courte période, lors des crises pétrolières des années 70-80, mais un effet boomerang fut ressenti envers ces pays et l'essor économique fut plus difficile que l'organisation le prévoyait. Après le conflit confrontant l'Irak et les Etats-Unis, il est facilement pensable que l'OPEP est une organisation à bout de souffle. L'OPEP est une organisation comptant plusieurs états et il en ressort des états comme le Venezuela ou encore l'Arabie Saoudite et le Nigeria qui à eux seuls représentent près d'un tiers de la ressource en pétrole en sachant que tout les états membres réunis représentent deux tiers de la ressource mondiale de pétrole.

Dans ce cas quels sont les nouveaux enjeux de l'OPEP tant économiques, énergétiques, sociaux et géopolitiques ?

Le marché pétrolier nous a enseigné une chose au cours des années, son contrôle ne peut être exercé par un groupe à lui seul. Les onze membres de l'OPEP contrôlent actuellement 40 % de la production mondiale de pétrole, il est donc irréaliste d'attendre qu'ils résolvent tous les problèmes à eux seuls. C'est pourquoi la coopération entre les producteurs et les consommateurs est si essentielle pour assurer un avenir sûr et prospère.
Tous les producteurs sont touchés lorsque les prix augmentent ou s'effondrent. Il est donc logique qu'ils s'unissent pour affronter les crises ensemble. Tous les producteurs sans exception sont affectés par le prix du pétrole.
Comme en 1998, le prix du pétrole brut est tombé au-dessous de 10 dollars le baril, les prix bas sont un problème commun nécessitant des politiques et des actions communes. L'OPEP n'a pas les moyens de maintenir unilatéralement la stabilité du marché ni d'ailleurs d'en assumer seule la responsabilité.
Si les producteurs et les consommateurs n'agissent pas d'une manière concertée, le marché imposera sa loi, souvent avec des conséquences désastreuses pour tous.

Face à la hausse du prix du baril constatée depuis plusieurs mois, baril qui dépasse les 50 $, la dépendance énergétique et la multiplication des recherches technologiques pour en sortir rappellent que le pétrole est devenu, au cours des décennies, un besoin de la vie quotidienne. On évoque les facteurs des possibilités d’un après-pétrole.

 

Y aura-t-il un après-pétrole ?


La crise de l’ère du pétrole pose deux questions. Va-t-on atteindre le pic de production pétrolière ? Quelles seraient alors les énergies de substitution ?

La date buttoir de la fin de l’ère du pétrole est non tranchée à ce jour. Un débat oppose les géologues (principalement Colin Campbell et Jean Laherrère), tenants de la thèse pessimiste qui fixent, à partir d’extrapolation des ressources actuelles, en 2020 le pic et le début du déclin de l’ère du pétrole, et les économistes, tenants de la thèse optimiste qui pensent que les réserves seront suffisantes pour le XXIème siècle. L’écart s’explique, car les économistes prennent en compte les éventuelles rentabilités économiques de certains gisements encore non exploités.

Au-delà de ce débat, le pic est soumis à aléas. Si le prix du baril est durablement élevé, les compagnies pétrolières vont dégager des bénéfices et investiront dans les progrès technologiques. De nouveaux gisements moins rentables pourront alors le devenir comme les pétroles non-conventionnels. Mais une autre incertitude pèse : les grands pays producteurs ouvriront-ils leur amont pétrolier ?

De nombreux substituts existent déjà à ce jour : le gaz (utilisé dans des centrales électriques au gaz), le nucléaire (mais les opinions publiques y sont souvent opposées), le charbon (développé en Allemagne et en Chine) et les énergies renouvelables (marginales, non rentables et insuffisantes à ce jour).

Les facteurs de substitution ne peuvent être que des facteurs de long terme et sont multiples :
-  le prix durablement élevé du baril à long terme rendrait d’autres sources compétitives. Le seuil de substitutiabilité défini à 30$ le baril dans les années 1970-80 est en fait bien plus haut, comme le démontre la situation actuelle.
-  un changement des modes de consommation dans les pays développés ou des économies d’énergie dans les pays émergents.

Mais à court terme, il faudrait que les pays qui imposent une forte pression sur la demande fassent des économies d’énergie, tandis que la carte de production se recomposerait grâce à de nouveaux gisements devenus plus rentables. Il y a donc beaucoup d’incertitudes.

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