La pétrochimie

Du chewing-gum aux baskets, du rouge à lèvres aux sacs jetables, le pétrole imprègne complètement la vie quotidienne. Oh, pas directement, heureusement, sous sa forme première noire, poisseuse et nauséabonde. Mais par le miracle de transformations réalisées par les alchimistes des temps modernes : les pétrochimistes.

 

La pétrochimie et en particulier les produits plastiques sont parfois critiqués mais, sans la couleur (les pigments et peintures) qui anime nos objets préférés comme nos CD et DVD, notre blouson de snowboard… on vivrait presque en noir et blanc ! En effet, les produits issus de la chimie du pétrole (la pétrochimie) sont nombreux et variés. Ils contribuent à notre confort, à notre plaisir et à notre sécurité.

 

Ces produits font tellement partie de la vie courante qu’on n’imagine même pas pouvoir s’en passer. Et pourtant, leur apparition dans notre vie quotidienne est vraiment très récente. Les anciens pourront d’ailleurs vous le dire : ils ont été enfants et ados sans connaître les fringues de sport en polyester, les Nike® , Adidas® et autres Reebok®, les sacs en plastique si pratiques, et même les coques de portable, les scooters et autres télévisions et ordinateurs. Incroyable ? Le fait est là : en 1950, les produits consommables issus de la pétrochimie atteignaient seulement 3 millions de tonnes dans le monde, dont la moitié de plastiques. En 2000, on en a produit 192 millions de tonnes dont 140 millions de tonnes de plastiques. En 2005, la production mondiale de plastiques atteint 235 millions de tonnes, qui pourraient passer à 300 en 2010.

 

Pourquoi une arrivée si tardive de ces produits, alors que l’ère de l’utilisation massive du pétrole commence au début du XXe siècle ? Aux alentours des années 1930, l’essence, le gazole et le kérosène produits en grandes quantités par les raffineries avaient leurs utilisateurs assurés : tous les types de véhicules. Mais les raffineurs se sont retrouvés avec des quantités invraisemblables d’un produit invendable et non stockable car inflammable et polluant : le naphta (appelé aussi essence lourde). Le naphta est la coupe de distillation qui vient après le kérosène et avant l’essence. Les chercheurs ont réfléchi à ce problème apparemment insurmontable et ont trouvé la solution. Grâce à une aptitude chimique étonnante, la réaction de polymérisation, le naphta est aujourd’hui à l’origine de l’essentiel des produits dérivés du pétrole.

Comment fait-on pour passer de ce liquide à tous les « plastiques », qu’on appelle polymères, fibres synthétiques et autres détergents ? On utilise les techniques pétrochimiques dont la principale s’appelle le vapocraquage. 

Pourquoi une arrivée si tardive de ces produits, alors que l’ère de l’utilisation massive du pétrole commence au début du XXe siècle ? Aux alentours des années 1930, l’essence, le gazole et le kérosène produits en grandes quantités par les raffineries avaient leurs utilisateurs assurés : tous les types de véhicules. Mais les raffineurs se sont retrouvés avec des quantités invraisemblables d’un produit invendable et non stockable car inflammable et polluant : le naphta (appelé aussi essence lourde). Le naphta est la coupe de distillation qui vient après le kérosène et avant l’essence. Les chercheurs ont réfléchi à ce problème apparemment insurmontable et ont trouvé la solution. Grâce à une aptitude chimique étonnante, la réaction de polymérisation, le naphta est aujourd’hui à l’origine de l’essentiel des produits dérivés du pétrole.

Comment fait-on pour passer de ce liquide à tous les « plastiques », qu’on appelle polymères, fibres synthétiques et autres détergents ? On utilise les techniques pétrochimiques dont la principale s’appelle le vapocraquage.

 

Et voici à présent un schéma représentant les différentes réactions pétrochimiques aboutissant à de différents résultats:

 

 

 

 

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